Catégorie : Confessions Intimes

Cours de la Bourse, et après j’alla faire des courses

Longtemps, je me suis couchée de bonne heure… NON JE RIGOLE ATTENDEZ JE RECOMMENCE !

Avant, tous les problèmes du monde m’atteignaient. C’était comme si j’avais le système sensitif relié à l’épiderme de l’humanité, mais avec un cerveau trop petit pour traiter toutes les infos qu’il m’envoyait.

Or, depuis plusieurs mois, je me sens si détachée que c’en est inquiétant. Je passe mon temps à me réfugier dans mon nombril ou à me carapater dans des histoires de cochons nageurs, de perruches exilées et de cimetières pour chiens.

On dirait que je ne suis plus capable de regarder la gravité en face. Ça me donne l’impression de tirer au flanc, je me sens coupable et traître et dégueulasse, pourtant impossible de m’extraire de cette boule à neige apaisante dans laquelle je me suis enfermée. Les morts, les injustices, les menaces gravitent de l’autre côté de mon verre SECURIT de privilégiée, et je m’en fous. JE-M’EN-FOUS. J’ai honte mais je m’en fous, je m’en fous, je m’en fous et tu seras bien aimable de me resservir une Suze, y a que ça qui m’intéresse.

Parfois je me réveille, BIM ! Me voilà comme une astronaute qui prendrait un pète au casque en pleine sortie dans l’espace. « OH BORDEL ! LA VIOLENCE DU MACHIN ! », je me dis. Ça dure quelques minutes, quelques heures maxi, puis je retourne à mon apathie sélective. Je fais rien, je ne dis rien, je ne lutte pas contre les douleurs alentour, rien de rien.

J’espère que ça va passer, et d’un autre côté je suis bien obligée de constater que la vie est bien plus facile quand on pense qu’à sa gueule. Oh, well.

NUMB

ALLÔ UI CER CLICHÉ JUSKOBOU ! Donc pour aller avec ce post, ce vieux U2 s’impose (question : qu’est devenue la petite qui colle des baffes à The Edge dans la vidéo ?)(également : alerte selfies des années 90 à 4:00 !) :

Une bien bonne d’idée

BONNEIDEE

Je dessine de plus en plus mal, moi, c’est formidable. LA BONNE NOUVELLE C’EST QUE JE M’EN FOUS DE PLUS EN PLUS, HA HA !

Bouarf. Journal de rupture chapitre 456 : Cher journal. J’ai beau savoir que j’ai bien fait de partir, j’ai beau essayer de croire mes amis qui me disent « Tu t’en sors plutôt bien, je trouve !« , j’ai quand même du mal à ne pas écouter cette partie de moi qui me répète, avec sa voix de gars qui parle du nez : « Tu vaux rien, ma petite pote. Tu vaux pas la peine qu’on fasse des efforts pour toi. Tu vois bien, t’y es juste un joujou facilement remplaçable. Mais ça tu le savais, hein ? Tu le savais depuis longtemps que t’étais qu’un gros caca bien moelleux ! ^^ ». Vous voyez le genre.

Je sais pas, moi… Je devrais sans doute « accueillir la tristesse », comme on dit sur mes paquets de tisane Yogi’s Tea, et « laisser le temps au temps », comme on dit chez Didier Barbelivien et Felix Gray… Mouais. La tristesse, je t’emmerde. Le temps au temps je t’emmerde aussi.

Je vous laisse avec un peu d’Amy de circonstance :