Catégorie : Parklife

Parklife – # Odette

ODETTE

Traduction approximative : Odette adorait les frites. Les frites étaient pas chères, les frites étaient chaudes, les frites étaient réconfortantes… Et surtout, contrairement aux gens, les frites ne l’avaient jamais, jamais laissée tomber.

On dit souvent « L’humour est la politesse du désespoir », mais je dirais plutôt les frites. Ce dessin est inspiré d’une dame vue à la friterie de la Citadelle à Lille dimanche dernier. Elle portait deux écharpes, une robe à fleurs, des sandales vertes, des chaussettes roses, et était accompagnée d’un cache-oreilles noir moumouteux. Elle dégustait ses frites avec une concentration et un oubli du monde complets, et après un coup d’œil alentours, je me rendis compte que nous paraissions être les deux seules consommatrices à nous perdre avec autant de joie dans notre barquette.

« Sœur ! Je te comprends. Mangeons, mangeons, mangeons ! Après les frites, le déluge. », me suis-je dit. Et de repartir avec une nouvelle âme volée dans mon cabinet de curiosités.

Avec ça, je vous mets Crying in the Rain version A-ha parce que a) J’étais fan quand j’étais ado – spéciale dédicace à Caroline C. b) On entend la pluie c) Un champ genre mid-west ! Une meuf qui fait la gueule ! Morten Harket qui chante adossé à un poteau électrique ! Un parapluie cassé abandonné en gros plan ! Des gens qui courent ! Ce clip peut-il être plus d’époque que ça ? I don’t think so, Santiago.

Parklife – # Reseda

RESEDA

Traduction approximative : « Reseda croyait fermement au pouvoir de guérison de l’activité physique. Mais parfois, elle avait l’impression que tous les cours de vélo en salle ne suffiraient pas à éliminer sa tristesse. »

Bonsoir les petits n’enfants ! Alors, vous êtes contents, y fait beau dehors ? J’espère que vous célébrez le retour des beaux jours avec une bonne bière et de la bonne compagnie. Qu’ai-je à dire à propos de ce post, si ce n’est que moi aussi, j’ai recours à l’activité physique pour égaliser mon humeur très « Up and Down » (« Lofteurs, Up & Down, Lofteurs, look around », on sait)…

Reseda s’appelle « Reseda » parce que j’ai lu dans « Le miasme et la jonquille » qu’au 19ème siècle, le réséda était l’une de fleurs odorantes les plus en vogue des jardins, alors qu’aujourd’hui… Non. Je suis curieuse d’aller en renifler, car je n’en ai aucune représentation olfactive – ni visuelle, d’ailleurs. Quel étrange sentiment que de ne même pas pouvoir se figurer un élément visiblement marquant d’une culture. Ça me fiche le même vertige que quand je découvre des termes d’une langue étrangère faisant référence à un découpage de la réalité qui m’est inconnu. Comme quand j’ai appris le mot « spleen » au collège, ou le mot « Unheimlich » en allemand.

VERTIGO ALERT! VERTIGO ALERT! Dans 5 minutes je tombe dans un vortex de questions sans fin comme « À partir de quand l’être humain a-t-il commencé à se moucher ? ».

Sur ce, je vais boire ma bière. Je vous laisse avec un titre qui ma foi, s’accorde bien avec la dilatation des pores par l’effort et la pratique du squat artisanal, autrement dit « Danser chez soi tout-e seul-e dans le noir comme si demain n’existait pas » :