Catégorie : Plus belle la vie

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Coucou. Dites, ça faisait longtemps. C’est que j’étais occupée à coacher Vanessa et Johnny pour les aider à surmonter leurs difficultés de couple. Malheureusement, ça n’a pas marché. Johnny m’a quand même légué un de ses chapeaux pour l’effort fourni, mais je l’ai donné à un historien (le chapeau, pas Johnny) parce qu’il y avait trop de traces brunes sur sa bande d’arrêt d’urgence intérieure et qu’il sentait pas que le Pento (le chapeau, pas Johnny). J’ai eu chaud : si j’avais coaché Madonna dans sa période Guy Ritchie, elle m’aurait peut-être refilé une vieille culotte. Mais que dis-je ? Je n’ai jamais coaché personne à part les personnages de fiction et de télé-réalité depuis la profondeur de mon canapé (« Putain mais non Céline, arrête de les faire bosser comme ça Antonio et Laurent, un peu de casual living, sinon tu vas les fais fuir, là ! »). D’ailleurs, c’est le retour de l’Amour est dans le Pré, ce soir. J’ai hâte. Bref.

Flamby to the Moon

Vous savez quoi ? J’ai bien les boules. Pas tout le temps, précisons-le. J’alterne entre pics d’idéalisme immatures et grosse rage intériorisée, deux élans tout aussi stériles puisqu’ils ne me mènent absolument nulle part si ce n’est dans les bras dodus de l’apéritif. Pourquoi j’ai les boules ? Je vous explique : depuis toujours, deux catcheurs chevronnés s’affrontent dans ma tête. Walker Clairvoyance et Mister No See. Walker Clairvoyance est énorme. Un bestiaux de deux mètres sur deux rapide comme Son Goku au sommet de son art. Il a toujours été là, tous réflexes dehors, à m’alerter sur la vraie nature des uns et des autres, ou l’absurdité des choses. Mais comme je n’aime pas trop qu’on fasse caca sur mon ring mental en permanence, j’ai très vite décidé de parier sur Mister No See. Mister No See fait beaucoup de bruit et maîtrise l’art de l’illusion à l’américaine. Il a donc réussi année après année à m’embarquer dans des épisodes que je savais pourris d’avance, en vertu de mon adage personnel, « Plutôt crever que d’admettre que la vie n’est pas un délicat pet de licorne flottant sur une partition de rires d’enfants« . Malheureusement, depuis quelques années, j’ai bien du mal à l’aider à récupérer entre deux combats, alors que Walker Clairvoyance, lui, tabasse sans même avoir besoin d’un changement de slip. Ça m’énerve. J’ai pas envie de finir dépitée et aigrie. Je veux que mes posters fluo et mes pin’s à paillettes tapissent le plus longtemps possible mon cerveau. Le problème, c’est que quand ton champion perd tous ses matchs, tu finis par ne plus trop croire en sa victoire finale. Je vois d’ici Walker Clairvoyance brandir sa ceinture du WWE Championship sous le nez de mon poulain en bavant : « Ha ha ha haaa ! Tu croyais m’enterrer ? Tu te fourrais le tampon dans l’oeil, infâme petite merde. » Et Mister No See de se voir immédiatement surnommé « Flamby to the Moon » par la presse sportive en raison de sa mollitude bisounoursienne longue durée. Donc j’ai les boules, je suis fatiguée et j’écoute beaucoup de hachipéachopé pour extérioriser. Fin de l’histoire.