La décalade

Publié le: 28 mars 2018 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , , | 2 commentaires »

J’ai un peu mal vécu ce léger décalage horaire, cette année… Peut-être parce que je vieillis ? Ou peut-être parce que je suis incapable d’aller me coucher tôt, même quand je sais que je dois me lever aux aurores le lendemain* ? Ou peut-être parce que je vomissais mes tripes sous l’effet d’une gueule de bois surprise un peu plus de 24h plus tôt, ha ha ha ! Who knows? La vie est tellement pleine de surprise !

* là je sais que 90% des parents d’enfants de moins de 45 ans** doivent penser « Ah ouais ? Ben t’inquiète, nénette, je peux te garantir que si t’avais des gosses, tu t’effondrerais sur ta couette comme un vieux colombin dès 21h45. Ah ces nullipares, j’y crois pas, ça résiste à rien. ». (Oui je lis dans les pensées. C’est comme ça, deal with it)
** ou de moins de 10 ans ? Je sais pas, je m’y connais pas bien en cycle de développement de l’enfant.

Allez, bon dodo les petits nenfants ! Pensez pas à tout ce qui se passe autour de vous, surtout, pensez à quelque chose d’agréa-AH NON, DAMN IT, C’EST FICHU JE PENSE À CE QU’IL SE PASSE AUTOUR DE NOUS, JE VAIS PAS POUVOIR M’ENDORMIR, EN MÊME TEMPS IL EST 16h52 ALORS VAUT MIEUX PAS !!


Everybody’s jealous of my sandwich

Publié le: 19 mars 2018 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Aucun commentaire »

On m’a déjà fait remarquer que ce sandouiche avait une forme un peu spéciale, disons une forme vulvaire et ce n’est pas vraiment un hasard, ha ha ha ! (j’aime bien ce mot, « vulvaire » ça sonne un peu comme « lunaire ». Jeu : remplace « lunaire » par « vulvaire » : module vulvaire. Sol vulvaire. Super jeu, j’adore, je vais le faire à l’apéro).

N’empêche, en coloriant ce dessin, je pensais fortement à l’héroïne de ma BD, mais j’ai la flemme d’expliquer pourquoi.

Allez, salut. Bientôt sans doute, des strips et des histoires. En attendant, c’est le week-end, alors mordez à pleines dents dans le sandwich de la vie !


The Artist

Publié le: 5 mars 2018 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | 3 commentaires »

WOW GROS FORMAT HEIN OUAIS ??? Hmm… Que dire de cet oiseau, si ce n’est : « Voilà un hôte qui sait recevoir. » Un hôte toutefois nimbé d’un halo de mystèrrrre. Bah, sans doute le charisme naturel des perroquets.

Bref. Période éprouvante, mes ami·e·s. C’est fatigant de sentir que tant de choses bouillonnent en vous depuis si longtemps et de ne pas être capable de les laisser sortir. Une partie de vous se dit « chaque chose en son temps, ça viendra, ça viendra, continue juste à faire les choses et un jour, peut-être, tu sauras comment parler de ce qui t’occupe vraiment. » Et l’autre partie de vous panique comme un grizzly qui verrait s’agiter des poissons sous la glace d’un lac sans pouvoir les atteindre.

ENFIN BON LOGIQUEMENT, AVEC LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ÇA VA VENIR ET ALORS LÀ C’EST BON À MOI LA POISCAILLE, MIAM MIAM-GOBERGEANCE, LOL, MDR.

Bon. En attendant je boirais bien un cocktail.


Vie de Chimay – L’addiction, s’il vous plaît !

Publié le: 1 février 2018 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , | Aucun commentaire »

Dernière fois que j’achète des mouchoirs au menthol, d’ailleurs. Ça m’irrite les muqueuses. Rien ne vaut un bon mouchoir en tissu qu’on fourre dans sa poche après utilisation, pas vrai ? Je plaisante. En réalité, j’essaie de m’y mettre, aux mouchoirs en tissu, mais ça n’a pas l’air socialement très accepté, et comme je suis une personne en attente de validation extérieure, ça m’empêche pour le moment de laisser tomber les mouchoirs en papier. Mais qui sait ? J’ai déjà arrêté les cotons-tiges, les cotons à démaquiller jetables et presque totalement les protections menstruelles jetables, peut-être réussirai-je aussi à diminuer fortement ma consommation de mouchoirs en pap– STOOOOP ! Tu es en train de te lancer dans une rumination en direct, Estelle ! STOP. CHUCH. APU.

Voilà, c’est passé. Alors donc : les chats et le menthol. Je ne SA-VAIS-PAS ! Quelques jours après avoir découvert que Chimay léchait à grandes eaux mes paquets de mouchoirs au menthol dès que j’avais le dos tourné, j’ai aussi découvert que les chats adoraient la valériane.
Un soir, je venais d’ouvrir un sachet de tisane « Bonne nuit », quand soudain, je vois Chimay fouiller mon sac de déchets recyclables comme un raton-laveur en transe. MAIS ??!

Cette petite personne ne faisant pas ça d’habitude, j’ai cherché quel paramètre avait bien pu changer pour que son attitude bascule. BON SANG MAIS C’EST BIEN SÛR ! L’emballage du sachet de Bonne Nuit ! Que pouvait donc contenir cette infusion pour affoler à ce point les sens de ma colocataire féline ? Je cherchai donc l’ingrédient ayant le nom le plus ésotérique de la liste puis le googlai et… BON SANG MAIS C’EST BIEN SÛR ! La valériane. Les chats adorent la valériane.

Et voilà, merci Tata Estelle pour ces belles histoires à raconter pendant votre prochain Blablacar pour qu’on vous abandonne dans un Autogrill au bout de 50 minutes de trajet !


Au survol

Publié le: 8 janvier 2018 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Aucun commentaire »

La semaine dernière, je suis allée passer 3 jours à Dublin toute seule. Il faut savoir que j’ai très peu exploré le monde dans ma vie, et encore moins toute seule. Voyager est une chose simple pour beaucoup, mais pour moi c’est une montagne. L’un de ces plaisirs que je ne m’autorise pas, empêchée par une trame solide de peurs et d’interdictions plus ou moins conscientes.

Pendant le vol du retour, j’ai passé de longues minutes à observer le paysage, fascinée par le réseau lumineux que formaient les constructions humaines dans la nuit. Les villes, les villages, les routes, les bateaux. L’enfant en moi y voyait un filigrane d’or vieilli d’une beauté irréelle. L’adulte coupable pensait à un lichen nitrophile recouvrant la surface terrestre chaque jour un peu plus, sa terrible beauté symptomatique de notre action.

Puis je me suis demandée : « Où sont les voitures ? Est-ce que tu les vois bouger ? » et j’ai fixé les routes à la recherche d’un mouvement. Tout semblait figé, jusqu’à ce qu’un effort supplémentaire de concentration me permette de distinguer l’avancée d’un véhicule. Lent, si lent, tellement lent qu’il semblait immobile. Par un jeu de perspective quasi-inversée, je me suis revue petite, terrifiée dans mon lit à l’idée de l’infini, de l’univers, de ce qu’il impliquait quant à la valeur de nos existences.

Il y a longtemps, je crois avoir lu que dans certains moments de grands dangers, les êtres humains percevaient soudain quelques secondes comme une éternité. Un étirement du temps qui leur permettrait quoi, déjà ? De pouvoir réagir ? De s’ajuster à leur propre mort, le fameux « voir sa vie défiler devant ses yeux » ?

Là-haut, voir cette voiture progresser comme pousse un brin d’herbe m’a procuré un inexplicable réconfort. Je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être que je l’ai pris comme un rappel que tout ce qui paraît trop rapide peut être ralenti, même nos vies qui paraissent si petites.