Le cri

Publié le: 17 janvier 2020 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | 2 commentaires »

Valable aussi pour les culottes de règles.

Oui bon ben je sais, je pourrais utiliser une cup, mais voyez-vous, depuis que j’ai oublié plusieurs fois pendant plusieurs jours un tampon dans ma chatte il y a quelques années (une longue histoire que je vous raconterai peut-être un jour, car je sais que vous aimez les beaux récits qui font rêver), j’ai lu des tonnes d’articles horrifiques sur le Syndrome du Choc Toxique, et de là, mon anxiété sur le sujet s’est réactivée, et donc je suis pour l’instant incapable de m’insérer dans le vagin des trucs destinés à rester en place plusieurs heures (à part par exemple un briquet ou un couteau suisse, parce que ça peut servir, même si tu te mets à faire sonner les portiques de sécurité, quoi, NON JE PLAISANTE NE FAITES PAS ÇA CHEZ VOUS !!).

Mais j’avoue que je DÉTESTE les serviettes de règles, ça me fait penser à des couches, ça me rappelle quand j’étais petite et que j’ai dû interpréter un bébé pour ma voisine et ma sœur qui jouaient aux mamans et qu’elles m’ont fichu une couche par-dessus mon pantalon alors que j’avais bien 4 ou 5 ans et merci les filles, bonjour l’humiliation, je suis traumatisée à vie.


Tutt tutt gneuh gneuh, ton carbone fout le feu

Publié le: 28 septembre 2019 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Aucun commentaire »
Case 1 : 24 septembre. Estelle en gros plan. Le logo de twitter emplit les verres de ses lunettes. Elle fait la moue. Une bulle de dialogue partant d'elle fait "BON."
Case 2 : Gros plan sur l'écran de son ordinateur, l'interface des paramètres Twitter. Elle s'apprête à cliquer sur "Désactiver mon compte" ; une bulle dit "Marre de polluer avec mon compte twitter de brin. Il faut bien que de braves pionnières montrent la voie aux générations futures, telles des phares dans la nuit de..." (la fin du texte devient de plus en plus petite, on sent qu'elle se perd dans ses élucubrations).
Case 3 : 27 septembre. Estelle est assise à son bureau, tournée vers nous de trois quarts, blasée, son bras gauche pendant mollement sur le dossier de sa chaise. Sur son écran d'ordinateur, on devine l'interface de twitter, de nouveau active. Une bulle partant de la tête d'Estelle dit :" J'ai tenu trois jours".

INSOLITE : elle se remet à dessiner de strips après un an d’absence, et ne s’emmerde plus du tout à faire des choses bien léchées !!

Un petit truc pour me remettre en jambes, les ami·e·s. Vous aussi, vous êtes dégoûté·e·s par votre propre pollution numérique, mais vous n’arrivez pas pour autant à la zigouiller totalement ? Moi oui, en tout cas. Pff… Bon. Je vais tâcher de m’améliorer, en utilisant moins le streaming, les réseaux sociaux, et en publiant moins de choses sur Intern– oh wait. Diantre.

Comment devenir une sommité du monde artistique, si je n’exploite pas les outils de mon époque pour faire connaître mon trav– Oh pis merde, on s’en fiche, de la sommitude. Je vais mourir comme tout le monde, de toute façon. Ah. Ça vous avait manqué, ces moments feel good, hein oui ?


Psychoseumatique

Publié le: 12 septembre 2018 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , , | 2 commentaires »

Écoutez, au fond, tout ceci est très facilement explicable, puisque la semaine précédente, j’étais en vacances. Vous allez me dire « Ben justement, tu devais être bien reposée ! Je ne comprends pas. Tout ça n’est pas très cohérent. » J’avoue, ça peut paraître contre-intuitif, mais voyez-vous, j’ai fait l’erreur pendant mes vacances de retourner à l’endroit même où j’ai vécu les pires moments d’anxiété estivale à l’adolescence, du type pic de l’anorexie, sentiment d’inadéquation immense, etc. etc. Résultat, j’ai quasiment pas dormi de mes vacances, résultat j’étais crevée, résultat pas étonnant que je me retrouve avec le tarin en feu quelques jours plus tard. Ou bien j’ai juste chopé un virus, mais je suis du genre à bien aimer les scénarios alambiqués, alors laissez-moi, OK ?

Bon. Ceci est un tout petit strip, mais je suis en train de travailler sur une histoire assez longue qui vous plaira, je l’espère. J’ai hâte, mais ça prend du temps. D’ici-là, je vous souhaite un joli mois de septembre. Joli comme une tranche de potimarron sortant du four. AH BEN JUSTEMENT J’AI FAIM ! ALLEZ, À LA REVOYURE, MES SILURES !


Été après été après été

Publié le: 23 juillet 2018 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , , | Aucun commentaire »

 

 

 

 

Ah la la, je rêve de fiche mon bide poilu à l’air libre. J’en ai testé un avant-goût ce week-end, et quel plaisir, mes enfants… Dire qu’autrefois, je redoutais de devoir me mettre en maillot de bain. Maintenant, moins j’ai de tissu, mieux je me porte. C’est quand je dois être habillée que je me sens souvent pas très à ma place. Qui sait, dans quelques années peut-être, le naturisme ?

Je rigole, pour l’instant, je suis pas prête. Certaines situations me font frissonner d’horreur par anticipation, comme par exemple : suer des cuisses sur du cuir ; se piquer les fesses sur des petits cailloux en s’asseyant dans l’herbe ; se râper le dos en s’adossant contre un mur en crépis, etc. etc. Vous allez me dire : ben Estelle, t’auras qu’à te balader avec une petite serviette et puis comme ça, pouf, tu l’installes, tu te poses dessus, et voilà, problème -> solution !! Oui mais bon, c’est contraignant, quand même !

Pas demain la veille que je serai total détente.

Bon allez, je vous laisse : faut que j’aille shaker mon petit tush sur le catwalk, parce que je suis trop sexy pour votre voiture.


Only the Wind / Seul le vent

Publié le: 4 juillet 2018 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , , , , , , , | 4 commentaires »



Voici une courte histoire que j’ai commencée cet hiver ou le dernier, je ne sais plus trop. Ça parle de mort, évidemment, de toute façon je suis obsédée par ça depuis presque toujours. J’essaie de m’y confronter, je lis des choses sur le deuil, sur l’importance d’accepter que les choses et les gens changent et meurent, je m’intéresse au mouvement « Death positive », et à ce que publie la très drôle Caitlin Doughty, mais bon, je ne sais pas si un jour j’accepterai que la vie ait une fin alors qu’elle me semble si belle.

Si ça change, je vous tiendrai au jus (de cadavre, ha ha ha ! Arrrh arrh arrh, si drôle).

PS : peut-être que j’ai laissé passer des fautes ou des maladresses dans le texte, que ce soit en anglais ou en français (du mal à écrire la VF, d’ailleurs) et je suis pas une reine de la mise en page, mais je m’en fous.

Une version PDF à télécharger, au cas où ce serait plus facile à lire, quand même.