Sylvothérapie et tout et tout

Publié le: 13 juin 2018 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , , | 2 commentaires »

« Qu’est-ce qu’un Montague ? Ce n’est ni une main, ni un pied, ni un bras, ni ma chatte ! Gna gna gna, qu’y a-t-il dans un nom ? ». Bon, j’ai peut-être un peu transformé Shakespeare (« Chez qui ? » ha ha ha ! Bienvenue à l’Emporium de l’humour).

C’est bien étrange que ce soit précisément au saule-pleureur que j’aie pensé pour m’apaiser, vu qu’il est associé à tout un tas de symboliques du type : la compassion, le deuil, le renouveau, la protection, etc.

Le naturaliste Linné pensait avoir trouvé en lui l’arbre mentionné dans ce passage de la Bible : « Nous sommes assis sur le bord des fleuves de Babylone, et là nous avons pleuré en nous souvenant de Sion. Nous avons suspendu nos harpes aux saules qui sont au milieu de Babylone. »

Mais en fait il s’est gouré apparemment, c’était pas un saule, c’était un peuplier. AH LE NUL, EH ! Bravo, Carl. Bel exploit. Dixit : une personne anonyme ayant pris toutes les infos de cette note à la source de l’Internet sans les vérifier*. Exemple ci-dessous ->

Fun fact : la plupart des saules-pleureurs qu’on plante en France sont des femelles. Donc ben la prochaine fois que vous en croisez un, dites « Salut madame Saule-pleureuse, comment ça va aujourd’hui, la forme ? Puis-je m’abriter sous votre feuillage afin d’obtenir des guilis ? » Car c’est connu, les branches de saule-pleureur, ça chatouille. Source : moi-même.

* Ami·e·s botanistes ou biblistes (ça se dit ? Moi j’ai pas lu la Bible, et pourtant je suis allée au catéchisme, ha ha ha !), n’hésitez pas à rectifier mes erreurs.

Allez salut, pas que ça à faire, OK ?


À la merveille

Publié le: 31 mai 2018 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , , | Aucun commentaire »

Regardez les mots-clés que j’ai mis ! HA HA HA ! La blagueuse. En même temps, c’est vrai, c’est une enquête. Certes courte, mais enquête tout de même.

Retrouvez bientôt mon recueil « Creepy Pasta à ma façon : la VRAIE recette ». Avec au programme : « Qui a vomi dans mes Crocs ? », « L’affaire du colombin qui remontait toujours à la surface« , ou encore « Gastro horrifique à l’Autogrill. »

Bon. Il me faut préciser que quand j’écris « Hier à la piscine », « hier » = il y a plusieurs semaines, en fait. Mais voilà, en ce moment je suis très impatiente avec ce que je fais, donc je bâcle la préparation, donc ensuite j’essaie de rattraper le truc mais j’y passe quatre mille fois plus de temps, et je repense à mon tonton qui m’avait livré le secret du travail bien fait, un jour qu’il s’apprêtait à repeindre une pièce : « Prépare bien ton matériel et protège bien le sol et les plinthes, ça te fera gagner du temps après ». Inutile de dire que j’ai toujours eu beaucoup de mal à appliquer ce précieux conseil.

ET EN PLUS tout ça pour ça : pour une histoire de prout ; pour une matière volatile sitôt apparue, sitôt disparue. Enfin « disparue »… Non, transformée, puisque rien ne se perd-rien ne se crée et tout et tout. À ce propos, est-ce que vous avez déjà réfléchi au fait que si nous sommes tou·te·s des poussières d’étoiles, nous sommes aussi tou·te·s des poussières de prouts ? Avez-vous pensé au fait que la matière autour de vous et même EN vous porte peut-être les traces des prouts de nos ancêtres ? À méditer…

Je vous laisse avec la reprise de Smells like teen spirit* par Patti Smith :

* VOUS L’AVEZ ? Ha ha ha ! La blagueuse.


Les fantômes des plages

Publié le: 24 mai 2018 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , | Aucun commentaire »

Verdict de Parcours Sup pour ma demande d’entrée à l’Institut des Hautes Études en Poésie Picturale (IHEPP : « Vous êtes pas prise, madame, merci. Mais on peut vous proposer une place sur la liste d’attente de l’Institut des Hautes Études en Pédicure (IHEP) : à une lettre près c’est pareil ». Hum… Je ne sais pas, Parcours Sup, il faut que j’y réfléchisse.

(EDIT)
C’est en voyant passer cette étrange et belle illustration de l’incroyable Sophie Franz aka Baloney Feathers sur Instagram que ce poème dessiné m’est venu. J’ai pensé « Nobody talks about the beach ghosts » et puis voilà.


Météo-sensible

Publié le: 24 avril 2018 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , | Aucun commentaire »

« Han c’est super ce beau temps, c’est l’été en avriiil ! Faisons des barbeculs en buvant des cocktéls, dansons sur l’eau en secouant nos sacs-bananes étanches remplis de bonheur ! ». Nan. Comptez sur moi pour vous refroidir l’enthousiasme.

Enfin bon, je dis ça mais faut pas croire, je suis quelqu’un de joyeux qui aime profiter de la vie. C’est juste que j’en profite en courant alternatif, quoi : « AH C’EST SUPER ! Oui mais – AH C’EST SUPER ! Oui mais – AH C’EST SUPER ! Oui mais ». Globalement le bilan est positif, il me semble. Je m’emploie toutefois à passer en mode « AH C’EST SUPER » en quasi-continu, en vertu de l’adage « de toute façon je fais ce que je peux et je vais mourir un jour alors autant en profiter, merde ».

D’ailleurs, je remarque des progrès. Par exemple, je commence à me pardonner des choses et à être plus sympa avec moi-même. Un incroyable progrès. Retrouvez en 2070 mon ouvrage : « Danser la lambada au bord du précipice – Le monde sombre mais moi ça va super », aux éditions Apocalypses. HA HA HA HA !

À BIENTÔT POUR ENCORE PLUS DE FEEL GOOD !


Aux merles disparus

Publié le: 17 avril 2018 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Aucun commentaire »

En fouillant dans mes carnets à la recherche d’infos sur un endroit dont je veux parler depuis longtemps, je suis tombée sur quelques notes que j’ai prises à la va-vite un week-end d’octobre 2013, chez mes parents.

Pendant le repas du soir, évoquant les raisons de leur installation dans ce village du Nord, dans cette maison que ma sœur, mon frère et moi avons toujours connue, notre père nous avait raconté ceci :

« Quand on a visité cette maison, je me rappellerai toujours… Il y avait plein de merles qui chantaient dans les arbres, derrière la maison. « Plou plou plou plou plou ! ». La fenêtre de la chambre était ouverte. Mon père s’est approché et il a commencé à parler aux merles en arabe. Les merles se sont tus un instant, puis se sont remis à chanter. Puis mon père s’est remis à leur parler en arabe, puis les merles se sont tus et ainsi de suite.
C’est le dernier souvenir que j’ai de mon père. Avec votre mère, on s’est mariés en septembre 68, et il est mort en mai. »

À l’origine, mes parents avaient acheté cette maison pour que notre grand-mère et notre grand-père puissent s’y installer, mais vous voyez, les choses ont tourné autrement.

Nous n’avons jamais connu ce grand-père qui parlait aux merles en arabe. Il est mort d’un cancer du poumon bien avant notre naissance. Il reste de lui un pied de vigne qu’il avait planté au pied de la maison, sous cette fenêtre où il avait parlé aux oiseaux. Personne ne sait ce qu’il leur a dit jour-là.