Plouf plouf plouf, je dirais que t’as de la fouffe.

Publié le: 29 mai 2016 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Aucun commentaire »

Hier, je suis sortie courir vêtue d’un short et d’un bien optimiste t-shirt. Pas de bol : à peine dix minutes plus tard, il pleuvait et pas qu’un peu. Une pluie qui trempe jusqu’au slip instantanément, tellement forte qu’on croirait qu’une multitude d’index te tapote partout pour t’emmerder. « Hé ! Tu m’entends ? » – Pouic ! – « Hé. Hé, tu vas où ? » – Pouic pouic ! – « Tu vas où. Tu vas où ? Hé, réponds ! Hé ! » <- Ce genre de pluie.

Après avoir râlé à voix haute pendant un moment, j’ai fini par craquer et me réfugier sous le premier abri venu : le large porche de l’Établissement pour enfants sourds et malentendants d’Asnières-sur-seine. Attente. Attente. Attente… Derrière moi, de l’autre côté de la vitre, des gens se parlaient en langage des signes et une horloge numérique faisait placidement son job. Devant moi, les gouttes bondissaient sur le trottoir comme un troupeau d’antilopes fuyant le feu.

Un peu de vent s’est engouffré sous le porche. J’ai frissonné à cause de mon t-shirt trempé, et soudain j’ai repensé à cette époque où j’avais presque toujours froid parce que je ne me mangeais pas assez. J’ai repensé à cette ridicule journée d’été où, embarquée par une copine pour une descente en canoë, j’avais passé mon temps à grelotter après qu’on était tombées à l’eau. J’avais conscience de ma chance d’être là, je voulais en profiter, tout le monde semblait être bien, mais moi j’avais froid froid froid froid. Je ne pensais qu’à ça, et ça me mettait en rage. Il me semble que c’est à peine quelques mois plus tard que j’ai enfin demandé à mes parents de m’aider, parce que je sentais que j’étais en train de me faire disparaître.

« Bon, je vais quand même pas rester là. », me suis-je dit sous mon porche en regardant la pluie qui tombait toujours, puis les gens toujours en train de se parler avec les mains de l’autre côté de la vitre. Alors j’ai bondi sur le trottoir avec beaucoup plus de drama que la situation n’en exigeait, et je me suis remise à courir. L’averse rageait encore, mais moi plus du tout. Tout ce que je pensais, c’était : « J’ai même pas froid. MÊME PAS FROID ! », tandis que mes pieds faisaient floutch-floutch dans mes baskets inondées.

RAIN


Les reines du coaching

Publié le: 17 mai 2016 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Aucun commentaire »

SELFCOACH

Parfois, j’ai l’impression d’avancer aussi vite qu’une mobylette tractant un camion de location rempli à ras bord de bibliothèques Billy, m’enfin j’avance quand même, ça va. Juste, la progression se voit pas à l’œil nu. HA HA ! Microscope, anyone? Drops mic.

Oui, ce blog est encore plus auto-centré que d’habitude en ce moment, mais voyez-vous, j’essaie de sortir ce qui me vient sans m’auto-censurer, parce que sinon c’est la fin des haricots, je bloque, je bloque, et bam. Heureusement que j’ai pas ce genre de problèmes pour crotter, parce que je vous dis pas la gueule de mon transit, sinon.

Avec ça, je vous mets cette chanson de hippie :


Un lundi en freelancie.

Publié le: 9 mai 2016 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Aucun commentaire »

DEPRESSIONMONDAY

LOL. Alors donc, j’ai pensé à ça tandis que je reniflais en position fœtale sur mon canapé tout à l’heure et envisageais un instant de passer le reste de ma vie à dormir, ou à effectuer des recherches utiles pour l’humanité, comme par exemple « Combien d’acteurs de Game of Thrones ont été opérés de l’appendicite », « Quel goût a le caca », ou encore « Johnny Depp a-t-il été remplacé par un androïde à la fin des années 90 ? »

Tiens, pour me changer les idées je vais aller courir en slip. Oh non, c’est trop fatigant. Surtout le slip. Slip. Slip. Slip. Slip. Slip. Encore un : « Slip. »


« D’abord la jambe gauche. Chaussette. Chaussure (…) »

Publié le: 6 mai 2016 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Aucun commentaire »

Chaque jour, je m’oblige à faire mon lit et ouvrir la fenêtre de ma chambre dès que j’ai posé le pied par terre. Parfois, je pense aussi à absorber une grande goulée de bon air francilien et un détail propre à ce matin-là. Un gros pigeon qui se prend pour Philippe Petit sur une branche, par exemple, ou de nouveaux fruits dans le garde-manger de mes voisins.

Ce sont les premiers rituels figurant sur ma liste de choses à faire pour ne pas dériver. Tous sont d’une irritante simplicité mais tous nécessitent une mise de départ, un effort. Ranger et nettoyer l’endroit où j’habite ; prendre soin de mes plantes vertes ; me faire de bonnes choses à manger ; faire du sport ; dessiner ; sortir de chez moi pour voir des gens, etc.

Je suis parfois tentée de les zapper parce que je déteste l’effort, mais je le paie cher ensuite. Le vide et les angoisses s’étendent, saletés de mycoses existentielles. Je flotte à côté du réel avec l’impression d’être une astronaute en mission que seul un câble relierait à la station spatiale.

Comme j’ai oublié que j’avais oublié l’essentiel, je me tourne alors vers des palliatifs immédiats et faciles. Je mange je mange je mange : ça comble le gouffre ; je bois je bois je bois : ça enrobe mon cerveau de papier bulle. Ensuite, bien sûr, je me hais, je vais encore moins bien et roule ma poule le cercle vicieux à donf sur la voie de bus, allez je vous emmène à Deauville.

Aller bien ne va pas de soi pour moi. La joie est une plante fragile que je déploie des trésors de discipline à cultiver. Si je m’efforce d’être attentive à elle, oh, comme elle me le rend bien ! La beauté éclot partout sous mes yeux. Si ma vigilance diminue, well…

Je m’efforce de comprendre d’où vient ce réseau mortifère qui irrigue si facilement mon cerveau si je n’y prends pas garde, pourquoi je dois avancer avec tant de déchets toxiques dans le sac à dos. Je commence à saisir, mais je sais que le travail sera long. En attendant, je m’accroche à ma liste et je fais mon lit tous les matins.

DRIFT

Lol. Ça me fait penser à cette pub :


zidane pub1 volvic vestiaires par flo_6


Vacances ! On s’ambiance !

Publié le: 22 avril 2016 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , , | Aucun commentaire »

VeggiesUnderground

Ha ha ha ha ! Ark ark ark ! Qu’est-ce qu’on rit, sur ce blog dédié à l’humour et surtout, à la vie ! Je dois avoir un problème psychologique, car je ris à chaque fois que je pense « Chou Reed ». CHOU REED ! Ark ark ark ! Et voilà, ça a encore marché…

Donc, je suis allée voir l’expo The Velvet Underground New York Extravaganza à la Philharmonie de Paris. C’était bien, mais alors j’en suis ressortie avec un bon gros cafard des familles. C’est sûrement la raison pour laquelle mon cerveau a décidé de me changer les idées en m’ambiançant à coup de jeux de mots pourris. ET ÇA A MARCHÉ ! Wouhou ! Il faut dire aussi que j’adore les légumes.

Voilà, c’est tout ce que j’avais à dire pour aujourd’hui. Je vous laisse avec des pointures du showbizness :