« Et ce soir on ira faire la siesta, la siesta »

Publié le: 13 avril 2014 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Tags: , , | Aucun commentaire »

SIESTA

(Dans un prochain post, retrouvez un court poème hommage aux élastiques de slip détendus). Je viens de terminer un petit bouquin de David Lynch intitulé « Catching the Big Fish ». Il y parle de méditation, de cinéma et de créativité et ma foi, c’est bien sympa (contrairement à ce que cette expression pourrait laisser croire, je ne suis pas née dans les années 50).

Ce n’est pas un essai, mais plutôt un recueil de courts textes lisibles séparément. Tellement courts parfois que ça me donne envie de rire. Exemple, au chapitre « Bob’s Big Boy » : « J’avais l’habitude d’aller presque tous les jours au Big Boy’s Restaurant, du milieu des années 70 au début des années 80. Je prenais un milk shake, et je m’asseyais pour réfléchir. Réfléchir dans un diner a quelque chose de rassurant. Vous pouvez boire votre café ou votre milk shake, vous aventurer dans des endroits sombres et étranges, et toujours revenir à la sécurité du diner. » C’est tout. Parfois, c’est presque dangereusement proche des poèmes de Suzanne Somers (voir ci-dessous), mais la plupart du temps c’est intéressant, plutôt inspirant, et parsemé d’anecdotes sur les films à David.

Je vous laisse en compagnie d’un supplément de poésie :


Menaces sous vide

Publié le: 11 avril 2014 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Aucun commentaire »

Chers tous,

J’écris ce post en short et en t-shirt, bravant l’adage « En avril, ne te découvre pas d’un fil », qui de toute façon sera bientôt une expression du passé, puisque le réchauffement climatique nous obligera à dire plutôt « En mars, ne découvre pas your ass ». Damn it!, je m’étais fait la promesse de rédiger un post positif de bout en bout puisqu’il fait si beau, et voilà que je gâche tout dès la première phrase. Pour me faire pardonner, une blague que mon petit frère faisait quand il était petit : c’est toto qui va aux toilettes avec une carabine. Alors son voisin de vécés lui dit « Mais pourquoi tu vas aux toilettes avec une carabine ? ». Alors Toto répond : « Ben pour tirer la chasse ! ». RIRES.

EVANDER


Route to Romance

Publié le: 1 avril 2014 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , , , , | Aucun commentaire »

Pendant que le printemps se la joue (vous avez remarqué comme ça semble venir d’un coup, toutes ces feuilles sur les arbres alors qu’on les a vues nues pendant des mois ? À chaque fois j’ai l’impression que ça me prend par surprise), le cœur d’amis très chers prend cher par amour et ça me fait venir beaucoup trop de métaphores immobilières. Certains parmi nous désertent dès le premier défaut de conformité et leurs amis disent « C’est dommage » ; d’autres s’acharnent au-delà du point d’insalubrité et leurs amis pensent « Ils sont fous. » Personne ne décide à votre place si vous devez partir ou rester, personne ne peut estimer ce qui dans vos décisions relève du coup de tête ou de l’acharnement mortifère.

C’est ce qui rend la chose excitante et terrifiante à la fois, et c’est parfois si dur qu’on se demande pourquoi on finit tous par remettre le couvert. Sûrement le même phénomène qui fait qu’on oublie paraît-il les douleurs de l’accouchement pour se lancer dans le suivant (< mon avis : c'est une légende urbaine).

RoutetoRomance2

PS : les 4 destinations figurant sur cette carte touristique de l’amûr sont des titres de chansons :

- Lovers Lane, par Georgio (qu’est-ce que c’est que ce clip ?!)
- House of Love, par East 17 (ha ha ha, ben oui)
- Heartbreak Hotel , par Elvis Presley (amen, my Lord)
- Lonesome Town, par Ricky Nelson (aaaw <3)

Et avec ça, je vous mets « I Am the Antichrist to You », de Kishi Bashi, dont les paroles me découpent le cœur en duxelles :


Baisse du reach sur Facebook et illustrations sur moquette

Publié le: 20 mars 2014 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Aucun commentaire »

Le titre de ce post n’est pas du tout aux normes ISO, puisque je ne vais pas du tout parler de la baisse du reach sur Facebook. En revanche, voici quelques illustrations réalisées pour le dernier Sparse, présentées ici sur une moquette à bouclettes épaisses pour un confort optimal… :

Illus1

… avec subtiles incrustations de miettes, poils de chat et croûtes de pied pour un apport en protéines équilibré :

Illus2

Et pour toi maman, avant que tu me demandes de te l’envoyer par La Poste parce que « avec papa on voit rien sur la tablette », les mêmes, mais en grand :
Cinenum

TESTAQUIFINAL

C’est la journée du bonheur aujourd’hui, donc en conclusion je vous mets une berceuse que ma mère et ma grand-mère nous chantaient à ma sœur et moi, et qui me donnait toujours envie de pleurer des seaux. Extrait : « (…) car tout n’est que mensonge, le bonheur est un songe, ferme tes jolis yeux ». Ah oui. Super. ON VA BIEN DORMIR AVEC ÇA, OUER.


« Ça sent L’Air de Panache, ici »…

Publié le: 18 mars 2014 | Auteur: | Classé dans: Plus belle la vie | Tags: , | Aucun commentaire »

Je sais bien qu’aimer les films de Wes Anderson, c’est comme dire « Oh J’A-DORE les food trucks », « Vraiment bien, ce reportage sur Portland », ou encore « J’aimerais vivre proche de la nature, mais tu comprends pour le boulot c’est pas évident ». Mais que voulez-vous. Pour citer Ramzy justifiant son addiction aux Sardines de Patrick Sébastien : « J’aime bien, j’aime bien ! J’AIME BIEN. »

Je suis donc allée voir le dernier Anderson en date, The Grand Budapest Hotel, bien remontée par les images prometteuses que la B.O d’Alexandre Desplat me suggérait, mais presque préparée à être déçue, faut l’avouer. Or, pour la première fois depuis The Royal Tenenbaums, j’ai beaucoup ri, un peu pleuré et j’en ai pris plein la gueule esthétiquement sans pour autant avoir le sentiment gênant d’en oublier l’histoire comme c’est parfois le cas avec les films de Wes Anderson.

Je pense que si vous êtes touché par ces photos de cinémas, de salles de bal et de théâtres abandonnés, où le sillage des vies et des époques passées semble encore flotter dans l’air, vous devriez être touché par ce film. Si pas, il vous reste cette rocambolesque histoire de meurtre, d’héritage convoité, de tableau en fuite et de course-poursuite dans la neige. Et si encore pas, vous êtes tout à fait en droit de m’envoyer des pâtisseries Mendl’s à la gueule (du moment que c’est du manger, y a pas de problème).

PS : ça faisait longtemps que j’avais pas vu Ralph Fiennes dans un rôle comme celui-là, la vérité ça fait plaisir.

À part ça : mon dieu, vous avez vu comme j’ai massacré ce pauvre F. Murray Abraham dans son (bonnet de) bain ? Je sais pas, au départ je l’avais, et puis paf ! Le drame. C’est pas grave. Comme y disent dans Top Chef : « Si je tente pas des trucs maintenant, alors quand, je te le demande ? ». Ouais, bon.





GrandBudapestHotel


Je vous remets la bande annonce, au cas où vous l’auriez pas vue :