Insérer blague de la grosse mite ?

Publié le: 19 juillet 2016 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Tags: , | Aucun commentaire »

MITES
Voilà voilà. Si Dieu existe, c’est sûrement une larve de mite qui se dit en ce moment même : « Tuer tuer, toujours tuer… Ces humain-e-s me dépriment. Je vais me refaire un sandwich aux pulls. » Oui, car ce ne sont pas les mites adultes qui mangent vos slips en soie sauvage et vos draps en cachemire, mais leurs larves.

J’ai honte : je m’efforce de pas manger d’animaux et d’acheter bio, je trie mes déchets, j’essaie de faire gaffe, et me voilà prête à libérer le kraken chimique pour quelques papillons. Satanées angoisses.

Enfin bon, pendant qu’une partie de mes effluves anxieuses se fixe sur les mites, je pense moins à tout le reste, et c’est sans doute ça l’astuce. #astuce Un jour, il faudra que je fasse un post sur ce que c’est de vivre avec un cerveau perpétuellement en surchauffe qui génère des angoisses à l’infini, tel un vaillant cochon truffier fouillant l’humus sans relâche à la recherche de sa gourmandise préférée. ASSEZ, PETIT COCHON ! Laisse-moi tranquille. Laisse-moi. Laisse.

Tiens ben sans transition, vla pour danser dans votre chambrette (NB : pensez à vous hydrater. Non, l’alcool ça hydrate pas. Je le sais, j’ai essayé) :


Donne : self-esteem contre bon soin.

Publié le: 28 juin 2016 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Tags: , | Aucun commentaire »

SELFESTEEM

Vous voyez ? Même quand j’imagine une théorie réconfortante, faut que mon inconscient vienne cacater dessus. Heureusement que par ailleurs, je suis une personne qui aime la vie, qui aime l’optimisme. Tenez : non, Donald Trump sera pas Président, car c’est un personnage inventé par un comedian. Ah, on va bien rigoler quand la supercherie sera dévoilée. 😉 😉 😉


Salut les désorganisé-e-s !

Publié le: 16 juin 2016 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Tags: , | Aucun commentaire »

PollutionsMentales2

Voilà pourquoi vous ne serez sans doute jamais invité-e-s à ma pendaison de crémaillère ou à mon anniversaire : PARCE QUE J’EN ORGANISE PAS ! Ha ha ha. #astuce. Ceci dit, j’ai fait des progrès, donc on n’est pas à l’abri d’une surboum pour mes 60 ans si je vis jusque-là (ou « Si Dieu veut », comme le disait ma mémé à chaque fois qu’elle parlait d’avenir – Ex : « Demain je vous fais des escalopes de dinde, si Dieu veut. »).

Que dire d’autre ? Hum… Rien, j’imagine.


Manager sa vie

Publié le: 7 juin 2016 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Tags: , | Aucun commentaire »

LIFEMANAGING

Ô, combien sommes-nous à nous auto-dévorer, ignorant notre nature et nos besoins profonds, culpabilisant même de ne pas aller assez loin dans notre sacrifice au vide ? Hein ? Mes sœurs et mes frères, je vous le demande. Je pensais à cette affreuse expression qu’est « manager sa vie » ou « être le manager de sa propre vie », quand soudain me vint l’envie de dessiner un cochon allant au supermarché pour s’acheter des saucisses. « Manager sa vie ». « Remplir la feuille de temps de sa vie ». « Reprendre le leadership de sa vie ». « Leadership ». Voilà un mot que j’ai jamais pu prendre au sérieux, parce que quand je pense « leadership », je pense « chips ». Ha ha ha ha ! Lol. Plutôt goût vinaigre, barbecue ou bacon ? Ah voilà, on y revient. M’en fous je mange plus de bidoche.


Plouf plouf plouf, je dirais que t’as de la fouffe.

Publié le: 29 mai 2016 | Auteur: | Classé dans: Confessions Intimes | Aucun commentaire »

Hier, je suis sortie courir vêtue d’un short et d’un bien optimiste t-shirt. Pas de bol : à peine dix minutes plus tard, il pleuvait et pas qu’un peu. Une pluie qui trempe jusqu’au slip instantanément, tellement forte qu’on croirait qu’une multitude d’index te tapote partout pour t’emmerder. « Hé ! Tu m’entends ? » – Pouic ! – « Hé. Hé, tu vas où ? » – Pouic pouic ! – « Tu vas où. Tu vas où ? Hé, réponds ! Hé ! » <- Ce genre de pluie.

Après avoir râlé à voix haute pendant un moment, j’ai fini par craquer et me réfugier sous le premier abri venu : le large porche de l’Établissement pour enfants sourds et malentendants d’Asnières-sur-seine. Attente. Attente. Attente… Derrière moi, de l’autre côté de la vitre, des gens se parlaient en langage des signes et une horloge numérique faisait placidement son job. Devant moi, les gouttes bondissaient sur le trottoir comme un troupeau d’antilopes fuyant le feu.

Un peu de vent s’est engouffré sous le porche. J’ai frissonné à cause de mon t-shirt trempé, et soudain j’ai repensé à cette époque où j’avais presque toujours froid parce que je ne me mangeais pas assez. J’ai repensé à cette ridicule journée d’été où, embarquée par une copine pour une descente en canoë, j’avais passé mon temps à grelotter après qu’on était tombées à l’eau. J’avais conscience de ma chance d’être là, je voulais en profiter, tout le monde semblait être bien, mais moi j’avais froid froid froid froid. Je ne pensais qu’à ça, et ça me mettait en rage. Il me semble que c’est à peine quelques mois plus tard que j’ai enfin demandé à mes parents de m’aider, parce que je sentais que j’étais en train de me faire disparaître.

« Bon, je vais quand même pas rester là. », me suis-je dit sous mon porche en regardant la pluie qui tombait toujours, puis les gens toujours en train de se parler avec les mains de l’autre côté de la vitre. Alors j’ai bondi sur le trottoir avec beaucoup plus de drama que la situation n’en exigeait, et je me suis remise à courir. L’averse rageait encore, mais moi plus du tout. Tout ce que je pensais, c’était : « J’ai même pas froid. MÊME PAS FROID ! », tandis que mes pieds faisaient floutch-floutch dans mes baskets inondées.

RAIN